Œuvres ouvertes

Rétrospective André Kertész

au Jeu de Paume à Paris

On peut lire dans le Monde cette présentation d’André Kertész par François Bon, dont cet extrait :

Je suis frappé par le nombre de photos que l’on connaît de Kertész, que l’on a déjà vues, sans savoir qu’il en est l’auteur. On a tous un catalogue intérieur. Des photos à Paris, d’autres à New York. Je pense à certaines, qui ne peuvent servir à la presse, n’illustrent rien, sont dominées par la géométrie, notamment celles d’un New York vide. L’Empire State Building qui se reflète dans une flaque d’eau. Kertész affirme tellement son cadrage, son dispositif de représentation... En revanche, ses distorsions de corps féminin à l’aide d’une glace déformante, ce n’est pas mon truc. Mon truc, c’est sa vision de la ville, les corps dans la rue, les liens avec la peinture de Hopper. Je vois aussi un solitaire obstiné ; je pense à son autoportrait avec sa tête au milieu de masques en plâtre. Passer plus de dix ans à New York sans avoir de succès et continuer à photographier depuis sa fenêtre qui donne sur Washington Square, sans rien demander à personne...

Photo : Smoke in Toronto, 1979

© Laurent Margantin _ 25 septembre 2010

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